KOVACS Georges

Document Elisabeth KOVACS

né le 2 juin 1901 à Budapest (2000W248)
fils de Henri et Malvina POLITZER
venu en France en 1923 pour y faire ses études médicales à Paris (524W51)
il se maria en 1928 à Paris [6ème] (524W51)
époux de Gilberte BOUQUET (524W51)
naturalisé depuis le 17 octobre 1928 (524W51)
nationalité française (2000W248)
il s’est engagé [dans l’armée] à Versailles en 1928 par devancement d’appel. Il est réformé après un mois de service (524W51)
père d’Yves et d’Anne-Marie
docteur en médecine depuis le 2 février 1935 [faculté de Paris] (524W51)
il a exercé de 1935 à 1938 à Latus [Vienne] et s’est installé au Mans en mai 1938 (524W51)
récupéré en décembre 1939, il est mobilisé le 17 avril 1940 à la 22ème SIM comme infirmier. Il fut alors affecté comme médecin auxiliaire à l’hôpital du Val-de-Grâce. En juin 1940 il suivit sa formation à Bordeaux et y fut démobilisé le 30 juin 1940 (524W51)
habitant 8bis rue Henri Barbin au Mans (2000W129)
recensement des israélites n° 49 du 17 octobre 1940 (616W108)
sa lettre du 18 octobre 1941 contestant être juif page 1, page2 (670W129)
lettre du commissaire de police du 3e arrondissement du Mans [André RENOUARD] du 21 octobre 1941 (616W109)
lettre de la préfecture de la Sarthe au commissaire de police du Mans du 27 octobre 1941 (616W110)
il a remis un poste de TSF le 31 octobre 1941 (616W110)
lettre du préfet de la Sarthe [Jean DISSARD] à la feldkommandantur du 11 novembre 1941 (2000W129)
l’inspecteur des renseignements généraux [Hervé QUIMERCH] a vérifié sa présence à son domicile en janvier 1942 (616W106-B)
lettre du ministère de l’Intérieur au préfet de la Sarthe [Marcel PICOT] du 15 avril 1942 (524W51)
lettre du préfet de la Sarthe au commissaire de police du Mans du 20 avril 1942 (524W51)
enquête de police du 25 avril 1942 (524W51)
lettre du président de l’ordre des médecins [X. MORDRET] au préfet de la Sarthe du 4 mai 1942 (524W51)
il a reçu 3 étoiles jaunes (616W108)
arrêté dans la nuit du 8 au 9 octobre 1942 au Mans par la Police Allemande avec sa femme et ses deux enfants, de nationalité française (616W106-B)
message du commandant de gendarmerie du Mans [capitaine LE DALL] du 10 octobre 1942 (2000W208)
conduit à la maison d’arrêt du Mans puis au camp de Mulsanne
libéré lui, sa femme et ses enfants le 10 octobre 1942 avec obligation par la Gestapo du Mans de venir tous les jours soigner les malades du camp de Mulsanne (556W202)
réquisition du préfet de la Sarthe du 15 octobre 1942 (616W106-B)
« le 16 octobre [1942] ayant été convoqué par la Gestapo, il me fut annoncé que je devais partir le lendemain pour convoyer jusqu’à Paris un train de prisonniers; je me rendis donc le lendemain, 17 au camp de Mulsanne et je partis avec environ 140 prisonniers. Nous sommes allés jusqu’à Paris au camp de Drancy. J’ai compris alors que j’étais prisonnier. Je suis resté 9 mois dans ce camp » (556W202)
lettre du procureur de la république du Mans au chef de la SIPO SD du Mans du 27 octobre 1942 (1172W12)
« je fus dirigé le 15 juillet 1943 à Cherbourg dans un autre camp, j’y suis resté 15 jours puis je fus envoyé à la caserne Dixmude de Cherbourg où je suis resté 15 jours également. » (546W202)
déporté par le convoi n° 641, transport n° 192 le 12 août 1943 vers l’ile d’Aurigny (mémorial)
« au début d’août 1943, je suis parti avec un convoi de prisonniers pour l’île d’Aurigny où je suis resté jusqu’au 15 janvier 1944, date à laquelle j’ai été renvoyé comme malade à Paris, via Cherbourg » (556W202)
« à mon arrivée dans la capitale, j’ai été hospitalisé à l’hôpital Rothchild d’où j’ai pu en sortir le 27 mai 1944, enfin libéré sous condition. Je suis donc resté pendant un mois à Paris … Puis je suis venu me réfugier à Téloché chez M. FOUGERAY, au lieu-dit « le Plessis ». (556W202)
le PV d’enquête du 17 juillet 1948 (556W202)
décédé en 1967
reportage de France 3 Maine du 18 octobre 2012 (France 3 Pays de la Loire)

Un commentaire sur “KOVACS Georges

  1. DAVID dit :

    Je m’appelle jacques DAVID, je suis né en 1937 et j’ai habité jusqu’à l’âge de 11 ans au 15 rue Henri BARBIN au MANS. Un des souvenirs de cette époque que je garde encore en mémoire est l’image fantastique d’une traction avant citroën qui était de couleur vert clair (j’appelais la voiture « vert d’eau ») Elle appartenait à un médecin installé vers l’entrée de la rue côté pair; c’était le docteur KOVACS, son nom m’est encore familier car il se peut que nous l’avions consulté. Et puis un jour la voiture a disparu. Cette disparition m’a hanté très longtemps et j’ai, avec la maturité, pensé à cette famille qui avait été dans l’obligation de quitter les lieux (je n’ai pas le souvenir de conversation à ce propos dans ma famille ou entre camarades)
    Et il y a peu de temps ma soeur m’apprenait que France 3 avait diffusé un reportage où il avait été question du docteur KOVACS qui habitait pendant la guerre rue Henri BARBIN. Et en effet j’ai retrouvé l’histoire de ce médecin sur internet et je suis heureux de connaitre le destin de cette famille qui échappât au funeste destin des déportés juifs même si ce n’était pas leur confession. J’avais 4 ou 5 ans lorsque je rêvais de cette voiture Citroên traction avant « vert d’eau » et 70 ans plus tard je découvre avec émotion la détresse de cette famille séparée mais heureusement réunie 2 ans plus tard.

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