JAHNKE Otto

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Archives Départementales de la Sarthe

Grade : Chef de section SS (Scharfuhrer)
Adresse : RUDOW près de Berlin (Poméranie)
Profession normale : instituteur aux environs de Berlin
Fonctions : sous-chef de la Gestapo [en réalité de la SIPO-SD] au Mans de 1941 à 1944 ( août)
Age actuel : 44 ans environ (en 1945)
Missions accomplies : traiter les questions de police générale, diriger les opérations de police extérieures et procédait aux interrogatoires
Degré d’attachement au national socialisme : nazi enragé
Zèle déployé : JAHNKE fut le plus actif et le plus zélé des éléments de la Gestapo du Mans. Moins arrogant, mais plus pondéré que son premier chef NUTTGENS, il déploya une activité considérable de sorte qu’on pouvait le considérer, surtout du temps du second chef TEUFFEL, comme le véritable directeur de ce service. Il n’était pas dépourvu d’intelligence, et tentait de cacher sa vanité par une certaine bonhomie affectée. S’il était assez abordable en général, il se montra cependant très agressif et sans avoir du mépris pour les Français, il n’en avait que peu de considération
Taille 1,66 m environ, trapu de forte corpulence, grosse tête carrée, enfoncée dans les épaules, teint mat, nez droit, bouche moyenne, rasé, yeux bleus clairs, cheveux grisonnant, crépus, a des gestes vif, le pas rapide, parle un peu le français
JAHNKE fut le plus ancien de la Gestapo du Mans. Il apparut au Mans au début 1941 comme simple militaire au service de la police secrète de campagne ( Geheime Feldpolizei)  de l’armée allemande qui ne s’occupait alors que de la sécurité militaire. Lorsque la Gestapo fut créée, JAHNKE passa à son service et devint rapidement un de ses principaux éléments. Si du temps de NUTTGENS, premier chef de la Gestapo il fut en quelque sorte l’Eminence grise de ce dernier, il apparut sous la direction de TEUFFEL, le second chef de la Gestapo, comme le vrai chef actif de ce service. Il participa beaucoup aux expéditions contre les résistants et le maquis et dans de nombreux cas, il participa aux sévices et bastonnades pratiquées sur des Français lors des interrogatoires. Il doit être tenu pour responsable de la mort de Monsieur Chancel receveur de Conlie, qui décéda par suite des coups et blessures qui lui furent portés au cours d’un interrogatoire.
Il était domicilié au Mans 90 rue des Fontaines, marié, sans enfant. Il jouait de l’harmonium à l’église du pays. [Toutes ces informations proviennent d’un rapport de 1945 du chef-interprète de la préfecture de la Sarthe Edmond SPIESS]

Les courriers d’Otto JAHNKE trouvés aux Archives de la Sarthe:
4 janvier 1943
7 janvier 1943
11 mai 1943
28 mai 1943